Rassurez-moi! Dites-moi que c’est juste aux États-Unis qu’on retrouve des désagréables campeurs!! Parce que j’ai rarement fait de camping au Québec, et souvent de l’autre côté de la frontière. Mais cette fois-ci, c’était le comble…

Pour échapper à la folie de la Thanksgiving, nous avons fui vers une région éloignée et paradisiaque : Big Sur, près de Monterey sur la côte californienne. Avec ses forêts d’immenses cèdres rouges, ses falaises rocheuses bordant l’océan et l’eau turquoise du Pacifique, on se croit dans les meilleures prises de vue d’Hollywood… ah oui c’est vrai, Hollywood vient souvent tourner là!

Mercredi soir, c’était la course aux dernières emplettes: du gaz pour notre réchaud, une chaise de camping et l ‘épicerie pour une longue de fin de semaine… Jeudi matin, on était prêt à partir. À 10h, on était sur la route qui longe l’océan du sud au nord de la Californie, la Pacific Coastal Highway. Mais on a filé vers le nord sans arrêter, on voulait une place dans un camping juché sur une falaise, Kirk Creek. Arrivés à 14h, il n’y avait plus de place… Déçus, on est parti à la chasse aux camping dans la forêt de Big Sur.

Une place pour trois jours dans un camping privé de Big Sur (Riverside Campground) sur le bord de la rivière Big Sur. Ça semblait parfait malgré tout: tranquille, le bruit de la rivière, le personnel accueillant…

Mais les Américains sont arrivés, avec leur musique et leur RV… avec leurs déchets brûlants dans le feu, avec l’intention de brûler toute branche trouvée dans le bois à proximité…

Jeudi, on a exploré les environs pour trouver de l’eau et une serviette… Comme on n’avait pas diner et qu’on avait vraiment faim à 16h, on est rapidement retourné au camping, se disant qu’on explorera davantage le lendemain. Un groupe de campeurs fêtaient la Thanksgiving à quelques emplacements de nous et on ne les a pas entendu. Mais on a entendu deux familles venus avec leur gros RV, les lumières suspendues au milieu de leur emplacement, avec un tapis de faux gazon… C’était quand même tolérable.

Le lendemain, on part à l’aventure… du hiking (dont je parlerai dans un autre billet). De retour au camping vers 14h et il pleut… On décide d’aller à l’épicerie à 20 minutes de route question de voir la côte tout en restant au sec.

On revient, les gens écoutent la télé dans leur RV, écoutent de la musique à l’abri d’un auvent… et nous on entend que le boom-boom du subwoofer. Alors qu’on se sauvait de la folie du magasinage de la Thanksgiving, on est tombé sur la folie du camping-pour-être-comme-à-la-maison.

Samedi, après une nuit particulièrement froide, le soleil ose pointer ses rayons. Une autre journée à explorer les magnifiques paysages dont je vous promets des photos plus tard cette semaine. On revient après un coucher de soleil particulièrement coloré… Et la musique nous attend.

Charles demande deux fois de baisser le volume mais on s’en fiche… Et lorsque je demande à la dame du camping de faire quelque chose, elle leur demande une fois et après revient nous voir disant qu’on devra attendre le couvre-feu à 22h pour avoir la paix…

Non seulement il y avait de la musique mais on a vu aussi d’autres aberrations en camping en fin de semaine: des verres de styromousse brûlés pour éviter de se lever (5 mètres) pour le mettre dans la poubelle, des alarmes de voiture qui retentissent et des bips qui indiquent que la voiture est bien verrouillée toutes les cinq minutes. On s’entend que quand tu es à 3 mètres de ta voiture, autour du feu, tu n’as pas vraiment besoin de barrer tes portes et encore moins d’activer ton système d’alarme!!

Dites-moi que c’est juste aux États-Unis et que les Québécois ont un certain savoir-vivre en camping…