J’étais vraiment excitée à l’idée de voir cette crevasse responsable de la possible immersion totale de la Californie dans l’océan Pacifique. Plusieurs tours guidées amènent les gens la voir… Mais nous sommes d’éternels voyageurs solitaires, nous avons décidé de partir à sa recherche!

On l’a trouvé! Au milieu du désert, près d’un oasis où un garde forestier a élu domicile. Mais quelle déception… le garde forestier nous a expliqué (à moi, Charles chassait les lézards avec sa caméra) que la faille de San Andreas gît à quelques pas de sa roulotte… C’est en fait lit d’une rivière presque asséché en surface. Mais la nappe d’eau souterraine est presque infinie. Car dans l’oasis, il y a évidemment des palmiers, beaucoup de palmiers. Chaque palmier consomme 40 gallons d’eau par jour dans un périmètre de 5 à 10 pieds autour de l’arbre. Pour qu’il y ait un oasis de cette envergure, l’eau doit être présente en permanence.

Le garde forestier expliquait également que quelques naturalistes et géologues ont voulu creuser une crevasse pour démontrer aux touristes les différentes strates de roches de chaque côté du trou. Or, la crevasse s’est rempli d’eau en quelques jours. Donc désolée, pas de photos impressionnantes de la faille de San Andreas, ça existe pas!

Mais une photo d’un pauvre petit lézard apeuré, pourchassé par un photographe acharné!