Archive for avril, 2009

À quelques pas d’une pandémie?

L’Organisation Mondiale de la Santé vient d’augmenter le niveau d’alerte de risque de pandémie de la grippe porcine. Le niveau 5, dernier niveau avant la déclaration d’une pandémie, signifie qu’au moins deux pays ont une épidémie d’un virus contagieux non contrôlé. Cette hausse du niveau d’alerte signifie également qu’une vague globale de cas d’infection est à prévoir, la pandémie est imminente.

Cet après-midi, nous avons reçu une lettre de la part de la compagnie qui gère les appartements. Cette lettre demande aux résidants de rapporter les cas de grippe porcine, s’il y en a, pour éviter la contagion dans la communauté.

À quel point sommes-nous à un niveau avant l’alerte maximale? Est-ce que le niveau d’alerte de l’échelle de l’OMS n’a pas sauté des étapes? Est-ce que c’est à cause que le virus ne réagit pas de la même façon selon les cas rapportés que les autorités sanitaires s’inquiètent autant?

Avec les données scientifiques que l’on possède présentement, je crois vraiment qu’il manque plusieurs données à l’équation nous permettant de résulter à la proclamation d’une pandémie.

Alors que depuis le début de la semaine, tous les médias étaient collés sur les cas de grippe porcine, aujourd’hui, la couverture médiatique américaine s’est plutôt tourné vers la conférence de presse du président Obama pour souligner les 100 premiers jours de sa présidence. Ce bilan sera diffusé partout sur tous les postes de télévision… sauf FOX! À 20h, American Idol entre en ondes et pas question de sacrifier cette vache à lait, même pour laisser la place au président. Le réseau FOX a décidé de diffusé seulement sur ces canaux spécialisés.

Barack Obama devrait justement mentionner la situation de santé publique ce soir. Est-ce qu’il sera plus inquiet qu’il l’était au début de la semaine… Ça reste à voir!

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Une pandémie à nos portes??

Les journalistes hier se sont emballés dans les médias américains… On compare la présente situation de la grippe porcine avec la pandémie de grippe espagnole de 1918. Il faut par contre comprendre quelques éléments, que les journalistes ne semblent pas comprendre.

La grippe espagnole en 1918 était de souche aviaire.

Elle a été propagée partout sur la planète par les soldats lors de la Première Guerre mondiale.

Les conditions sanitaires de 1918 ont contribué à la propagation rapide du virus.

Les connaissances de la science médicale en général n’ont pas permis de contenir l’épidémie.

Le savon et l’eau chaude n’étaient pas facilement accessibles, particulièrement dans les zones de guerre.

La promiscuité des nombreuses familles ne permettaient pas d’isoler un cas de la population en santé.

Ceci étant clair maintenant, il faut savoir que les technologies ne sont pas juste du côté de la santé publique aujourd’hui. Les avions commerciaux permettent de propager le virus encore plus rapidement.

Encore aujourd’hui, les cas rapportés, bien qu’ils aient augmenté, ne sont pas significativement “dangereux” pour la santé des gens. Aucun cas mortel n’est rapporté au nord du Mexique. Les symptômes ressemblent plutôt à ceux d’une bonne grippe. Avec la panique créée par les médias, imaginez le nombre de personnes qui se rendent dans les hôpitaux craignant avoir la grippe porcine. Plus les symptômes sont détaillés dans les médias, plus la population les contractent. C’est psychologique et prouvé.

Deuxième élément à considérer… une leçon de sémantique.

Épidémie: (du grec epi=au dessus et demos=peuple) signifie une propagation rapide d’une maladie infectieuse à un grand nombre de personne, principalement par contagion.

Pandémie: (du grec pan=tout et demos=peuple) signifie que l’épidémie s’étend à la quasi-totalité d’une population d’un continent, de plusieurs continents ou même dans certains cas de la population de la planète. On définit la grippe espagnole de pandémie car elle a tué 15 millions de personnes en deux ans.

Le niveau d’alerte pandémique de l’OMS est présentement à 4. Les niveaux 1 à 3 sont principalement réservés pour une contagion entre animaux. Le niveau 4 signifie que le virus se propage maintenant d’humains à humains et peut causer une éclosion du virus dans une communauté. Avant d’appeler la situation pandémie, il reste encore deux niveaux à traverser. Est-ce qu’on peut garder le mot pandémie pour ce que c’est vraiment?

Maintenant, il reste des trous noirs dans cette situation qui pourraient éventuellement devenir inquiétants. Le virus de la grippe porcine (de souche H1N1) répond aux médicaments comme le Tamiflu. Il existe une autre souche de H1N1 qui est résistant aux médicaments. Si ces deux virus se rencontrent utilisant les chromosomes d’un humain pour rebâtir sa coquille, on pourrait avoir un nouveau virus résistant aux médicaments. C’est pourquoi il est essentiel que les médicaments anti-viraux ne soient utilisés qu’en cas de besoin. Plus on les utilise à ce stade-ci, plus ils risquent de ne plus être efficaces lorsqu’on en aura vraiment besoin.

Un autre élément à considérer, le H5N1, la grippe aviaire. Elle sévit chez les humains en Asie, les cas en Indonésie sont fréquents. Il faut s’assurer de contenir ce virus pour éviter une rencontre avec le H1N1. Il pourrait y avoir mutation et on serait devant un virus dont on ignore la réaction humaine.

D’ailleurs, le virus de la grippe porcine n’est pas directement responsable des cas mortels rapportés au Mexique. C’est plutôt la réaction humaine au virus qui a tué ces 152 Mexicains.

Maintenant, j’espère qu’on peut se calmer le poil des jambes et respirer un peu. Il est essentiel que les autorités de santé publique partout sur la planète continuent à surveiller la situation mais les médias devraient vraiment lâcher le morceau. Et s’il y avait pandémie dans un mois, la population sera tellement écoeurée d’en entendre parler qu’elle ne prendra pas les précautions nécessaires. Il ne faut pas crier au loup sans raison et c’est ce que les médias font présentement.

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Inquiétude sans alarme

Let’s get something straight… On va manger du porc ce soir! Pas de panique, le virus de la grippe porcine ne nous sautera pas à la gorge si on touche du porc cuit. On est pas dans le film britannique 28 days later.

Barack Obama vient d’exprimer son inquiétude concernant les 40 cas de grippe porcine aux États-Unis, dans cinq états: la Californie, OHIO, New York, Texas, Kansas. Mais a précisé qu’il ne fallait pas s’alarmer. Le virus répond aux médicaments. Les antiviraux (Tamiflu) seront distribués aux hôpitaux et aux départements de santé publique partout au pays. C’est Roche qui va être content!

Il semble que l’épicentre de cette crise médicale (médiatique) soit à Mexico City. Les frontières seront plus hermétiques avec des contrôles médicaux. Sur Google, plus de 22 000 articles parlent de cette “épidémie” de grippe porcine. Je parle “d’épidémie” parce que 40 cas aux États-Unis, c’est .00000625% de la population. Il y a plus de gens infectés par les MTS chaque jour aux États-Unis!!! Est-ce qu’on parle de l’épidémie de gonorrhée? C’est beaucoup moins sexy qu’un virus qui provient des animaux et qui va tous nous anéantir!!! C’est la revanche de la chaîne alimentaire.

À la télévision, les émissions spéciales se succèdent avec des conférences de presse et des reportages. Si vous suivez ce cirque, vous constaterez certains faits assez cocasses…

1. Tous les cas rapportés aux États-Unis ont souffert de symptômes de grippe, une seule personne a été hospitalisée.

2. Les écoles et les garderies sont fermées au Mexique jusqu’au 6 mai. Le Cinco de Mayo (le 5 mai) est la fête nationale au Mexique. Beau congé!

3. Le premier cas (patient zéro) aurait été découvert en Espagne (selon le quotidien El Mundo).

4. L’Union Européenne averti ses citoyens de ne pas voyager au Mexique et aux États-Unis mais des cas ont été rapportés en France, en Espagne et en Grande-Bretagne.

5. Les autorités sanitaires aux États-Unis ont sonné l’alarme mais demande à la population de garder son calme.

6. Pour ajouter à la panique et probablement pour se sentir inclus dans ce cirque médiatique… La Presse utilise des titres du genre: Le Virus aux Portes du Québec

Pour en finir avec la panique de la grippe porcine… Les journalistes qui couvrent les histoires de santé publique devraient avoir une formation sur l’impact que peut avoir leur reportage sur la population. Je croyais sincèrement que les journalistes avaient appris à mettre des gants blancs (pas chirurgicaux) pour couvrir ce genre d’histoire sans laisser la panique s’installer… Mais il semble que la profession journalistique n’apprend pas de ses erreurs…

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Le jeu de la guerre

Un débat alimente la controverse dans les médias américains ces jours-ci. Est-ce que la torture en temps de guerre est acceptable ou illégale? Il est très divertissant d’écouter les animateurs des émissions du matin s’égosiller à ce sujet. Mais avant tout, le débat est essentiel.

Les opinions se divisent principalement en deux positions. Celle plus démocrate qui dit que les États-Unis ne devraient pas s’adonner à la torture pour obtenir de l’information, que le pays en est un régit par des lois que tous doivent respecter, que si le gouvernement et l’armée ne les respectent pas, rien ne sert de continuer d’exister. Cette position affirme que la torture est un crime de guerre, un crime contre l’humanité selon les conventions internationales. Obama a affirmé cette semaine que le gouvernement Bush n’aurait pas dû torturer ses prisonniers. Il faut l’admettre et passer à autre chose…

D’ailleurs, plusieurs études ont démontré que la torture ne permet pas de soutirer de l’information car celle-ci peut être fausse, déformée ou encore ne pas être celle que ce que l’affligeur désirait entendre.

Par contre, Condolezza Rice, alors responsable de la sécurité intérieure, a affirmé que la torture n’était pas illégale. Des animateurs de radio de droite reprennent cette position sur toute les tribunes, affirmant que la torture n’a pas de dommages permanents, qu’on protège les détenus par des colliers cervicaux avant de balancer leur tête sur le mur, que si la torture a sauvé des milliers de vies d’Américains en évitant des attaques terroristes, c’est une pratique qui vaut la peine…  Donc, la fin justifie les moyens.

Cette position de droite ajoute que les Talibans ne jouent pas selon les règles de la guerre. Avec eux, il ne devrait pas y avoir de Convention de Genève. Pourquoi les Américains devraient jouer selon les règles internationales si l’ennemi ne s’y prête pas?

Derrière ce débat, il faut réfléchir et considérer aussi que le jeu de la guerre n’a pas de règles lorsque vient le temps de sauver sa famille ou sa maison… C’est l’instinct de survie qui prend le dessus et qui est prêt aux pires bestialités pour sauver sa peau. Est-ce que ce concept justifie la torture pour soutirer de l’information? D’un autre côté, est-ce qu’on pourrait dire aux Talibans: “Arrête de tricher sinon je ne joue plus?” Ou encore de dire aux tribunaux internationaux: “C’est pas de ma faute, c’est lui qui triche”? Est-ce qu’on devrait s’abaisser aux bassesses de l’ennemi?

C’est drôle de voir à quel point la droite peut se référer à la religion et à la Bible lorsqu’on parle de mariage gai ou encore de sexe mais lorsqu’on parle de torture ou de guerre… les commandements de Dieu deviennent instantanément plus flexibles selon les circonstances…

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Des records de chaleur

Le sud de la Californie vit actuellement une vague de chaleur importante. Depuis dimanche, la région défoncent les records de chaleur enregistrés il y a cinquante ans.

Hier, lundi, le centre-ville de L.A. a enregistré une température de 37 degrés celsius. Le dernier record datait de 1958 à 35 degrés celsius.

Plus près de chez-nous, dans les vallées, il a fait 35 degrés hier et on annonce la même température aujourd’hui.

Vous serez peut-être porté à dire que les Californiens sont chanceux d’avoir une aussi belle température… mais attention.

À cause de cette vague de chaleur, l’eau s’évapore beaucoup plus rapidement des réservoirs d’eau douce, ce qui créera des problèmes d’approvisionnement en eau potable pour la grande région de Los Angeles lors de la saison sèche. Durant l’automne, l’hiver et le printemps, le climat californien devrait apporter la pluie nécessaire pour survivre à la saison sèche, ce qui n’est pas du tout le cas présentement.

Ces problèmes d’approvisionnement peuvent aussi résulter en des feux de forêts… D’ailleurs, lors de notre sortie à la cabane à sucre dimanche dernier, les pompiers étaient au travail sur un flanc de l’autoroute où un feu mineur faisait rage. Une simple cigarette dans les broussailles peut allumer un feu ici tellement la terre est sèche.

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