Archive for mars, 2009

Dans une communauté près de chez-vous

Dans une région rurale du Colorado, un journal local s’est éteint. Depuis janvier, les résidents de la petite communauté de Carbondale vivent dans l’ignorance des nouvelles de leur municipalité. Avec la crise actuelle, les médias partout sur la planète mangent une sacrée volée, même ceux qui appartiennent au gouvernement… Nous pourrions tous vivre dans la noirceur de l’ignorance des décisions du conseil municipal, des obsèques d’un personnage important de la communauté ou encore pire, des changements dans la collecte des ordures!

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Après un mois sans le Carbondale Valley Journal, la fondatrice de ce journal 34 ans auparavant, Rebecca Young, a appris la mort d’un collègue de longue date quelques jours après le service. Déçue de n’avoir pas pu lui rendre hommage pour une dernière fois puisqu’elle n’a pas pu être informée par les avis de décès du journal, elle envoie un courriel à plusieurs personnes de la communauté. “Suis-je la seule à être tracassée par la fermeture du journal?” Le lendemain, 45 courriels lui prouvaient qu’elle n’était pas seule.

Elle entrepris, avec six autres volontaires, de démarrer un nouveau journal. Démarrer un journal dans cette période difficile, mission impossible? Mais le modèle d’affaires du Sopris Sun est différent. C’est un journal à but non lucratif et la majorité des employés sont des bénévoles. “Plutôt que de pleurer sur le sort de notre défunt journal, pourquoi ne pas agir sur la situation”…

Une journaliste du défunt journal s’est trouvé du travail. Elle est la première employée rémunérée du Sopris Sun. Le reste du travail (graphisme, édition, vente de publicité et camelots) est encore effectué par des bénévoles qui croient que l’information locale doit rester à Carbondale. Le 12 février dernier, le Sopris Sun publiait sa première édition, tirée à 3000 copies.

Mais combien de temps les convictions resteront sans rétribution monétaire? Même en temps de crise, tout le monde a besoin de manger! Est-ce que le modèle d’affaires d’un journal à but non lucratif est viable?

La morale de cette histoire… Le modèle des médias d’aujourd’hui propose deux avenues possibles : l’information bénévole ou l’information profitable. Le pouvoir de cette communauté est noble mais faudra-t-il attendre la fermeture des journaux avant de repartir sur de nouvelles bases, sur un nouveau modèle d’affaires adapté aux nouvelles plate-formes et aux réalités du marché?

Est-ce qu’on peut nous demander de choisir entre le droit à l’information et l’information pour le profit? Et si les consommateurs d’information choisissaient le droit à l’information, qu’adviendra-t-il des journalistes?

A-t-on déjà questionné la légitimité des comptables parce que des logiciels nous permettent maintenant de faire nos impôts à la maison? Les logiciels font une bonne job pour les choses pas trop compliquées… Quand vient le temps de parler de gros sous et d’économiser nos dollars durement gagnés, un service plus fouillé et professionnel devient essentiel.

L’internet permet à n’importe qui de rapporter des nouvelles… mais lorsque l’histoire demande de fouiller un dossier, de vérifier et contre-vérifier des sources, d’enquêter sur des activités peu reluisantes de nos personnages publics, ne devrait-on pas laisser ce travail à des professionnels qui connaissent leur métier?

Le droit à l’information est un droit fondamental, j’en conviens. Mais on m’a appris très jeune qu’avec chaque droit vient une responsabilité. Et la responsabilité des consommateurs d’information journalistique, c’est d’apprécier un service et de respecter une profession.

Source: L.A. Times

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La valse des autoroutes

Pour la première fois depuis notre arrivée, je me suis lancée sur les routes de la Californie. Depuis hier, j’ai l’autorisation de conduire la voiture de location qui sera notre voiture pour les quatre prochains mois. C’est une belle Mazda 5, très spacieuse qui peut loger jusqu’à six passagers.

notre voiture

Je dois dire que la première expérience s’est très bien déroulée même si je ne m’étais pas retrouvée derrière le volant depuis trois semaines. L’adaptation à une nouvelle voiture, plus longue et plus grosse que ma Civic sera graduelle mais j’ai confiance ;)

Sur les autoroutes ici, les gens ne comprennent pas l’utilité de la voie de gauche. Les gens roulent à leur vitesse dans leur voie. S’ils roulent à 90 km à l’heure dans la voie de l’extrême gauche, ils ne se rangeront pas si quelqu’un de plus rapide arrive derrière. Et là commence la valse des autoroutes.

Lorsque la valse implique quatre voies et même parfois cinq (lorsqu’une sortie s’annonce), les pirouettes deviennent plus risquées! Mais les risques sont calculés malgré le nombre de voitures sur les routes de L.A. Bien qu’il y ait des accidents ou accrochages tous les jours dans la grande région de L.A. (normal selon les probabilités dues au nombre), je dois admettre que rien ne surpassera les risques d’être dans un accident en Chine!!!

Donc le choc de la valse des autoroutes à L.A. n’a pas été si grand, nous étions préparés au pire: LA CHINE!

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En attendant The “Big One”

Le tremblement de terre de ce matin (mardi 24 mars 2009) avait une magnitude de 4,7 sur l’échelle de Richter. Mais la Californie, striée de failles parmi les plus actives au monde, pourrait bientôt vivre The “Big One”.

C’est que les experts ont publié récemment (en mai dernier) un document modélisant une secousse de type “Big One” de magnitude de 7,8. Un tel séisme pourrait faire 1800 victimes, 50 000 blessés et plus de 200 000 milliards de dollars de dégâts. Selon les scientifiques, les probabilités s’élèvent à 70 % que ce séisme frappe dans les 30 prochaines années.

Les secousses de type “Big One” seraient dues à la faille la plus dévastatrice, la faille très connue de San Andreas (celle qu’on apprend dans les cours de géo en secondaire 3!). Les experts croient qu’un tremblement de terre aussi violent revient tous les 150 ans, et le dernier a eu lieu en 1857… Vivrons-nous la terreur d’un violent séisme… Suspense…

Source: Agence France-Presse

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Tempête et tremblement de terre…

Toute la fin de semaine, on annonçait une tempête sur la côte de la Californie… Je me demandais à quoi pourrait bien ressembler une tempête ici. Hé bien, disons que le concept de tempête change selon les cultures et surtout selon le climat!

Dans la nuit de samedi à dimanche, nous avons eu droit à des averses torrentielles doublées de vents violents. Ça duré à peine quelques heures. Au petit matin, le soleil était au rendez-vous, mais le vent soufflait avec des pointes de 85 km/heure. Ça faisait deux jours qu’on voulait aller à la plage mais pas question de manger du sable…

Sur la Coastal One, la route qui longe la mer, il y avait des rafales et des accumulations de sable (comme on peut avoir des rafales de neige et des lames qui s’accumulent sur la route). Il ventait tellement fort qu’au loin, on ne voyait qu’une image brouillé par un nuage de poussière. Les quelques curieux (et un peu fous selon moi) qui se promenaient sur la plage en revenait les cheveux blancs de sable. On ne voyait que des silhouettes floues marcher sur la plage.

Les flots au large étaient déchaînés. Même le plus courageux des surfeurs ne s’aventureraient pas lors d’une telle journée.

Voici ce à quoi ressemblait la plage de Santa Monica par temps venteux:

plage venteuse

plage venteuse2

Finalement, on est allé se promener à Santa Monica, une destination vacances très prisée avec une attitude décontractée voire même un peu de gauche, très militante pour les causes environnementales. C’est d’ailleurs à cet endroit que de nombreux jeunes professionnels et riches gauchistes ont élu domicile.

La Promenade de la Third Street est un genre de Plaza Saint-Hubert à ciel ouvert et complètement piétonnière (ce qui manque à la Plaza Saint-Hubert à mon avis…) Des amuseurs publics divertissent la foule familiale d’un dimanche après-midi venteux.

Third Street Promenade

Au bout complètement de la promenade, un jeune homme d’origine indienne joue de la cithare électrique, branchée à un amplificateur avec un beat électronique derrière. Une foule s’est rassemblée autour de cet homme, curieuse d’entendre cette musique particulière.

Infovisual.info

musique indienne

Depuis quelques années, la culture indienne, notamment la musique, est devenue populaire ici. De nombreux musiciens venus de l’Inde trouvent du boulot à Hollywood pour des arrangements musicaux hors du commun. Avec Slumdog Millionnaire (que je n’ai pas encore vu… je sais c’est un must), la musique bollywoodienne est désormais une référence de succès.

Après la tempête de dimanche, l’Agence France-Presse m’informe ce matin qu’il y a eu un tremblement de terre à 144 km de San Diego, dans une région très peu peuplée du désert. Avec 4,7 sur l’échelle de Richter, c’est un tremblement de terre quand même considérable puisque les experts définissent un tremblement de terre fort à 6 sur cette même échelle. Nous avons rien senti… Charles était d’ailleurs un peu déçu d’avoir manqué son premier séisme. À 4h55 heure locale, nous dormions sur nos deux oreilles!

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Expérience… différente!

Lors de notre sortie au centre-ville de L.A., mes souliers n’ont pas été tendres avec mes pieds… On marchait depuis quelques heures et les ampoules devenaient de plus en plus volumineuses jusqu’au moment où elles ont explosées… OUCH!!!

Pour retourner à Union Station, le genre de Berri-UQAM de L.A., nous avons donc décidé de prendre un autobus local… Une expérience presque aussi fascinante que prendre l’autobus en Chine!!! En entrant dans l’autobus, on a tout de suite constaté une faune urbaine eclectique et surtout pas très rassurante.

Un homme, corpulent, plein de plaies sur les bras et sans aucune dent dans la bouche, était bruyant derrière. Il ne semblait pas tout à fait dans le même monde que nous. Une autre dame aux vêtements plus que défraîchis se parlait tout haut. Un autre passager parlait au chauffeur alors qu’il était complètement à l’arrière de l’autobus.

Nous sommes entrés au moment où un argument entre le gars corpulent et l’autre passager venait d’arriver. Le corpulent est sorti… Le chauffeur (une femme) ne semblait pas très rassurée… Bref, c’était une expérience assez spéciale et surtout Broadway au centre-ville est une rue à éviter pour les touristes avec enfants!

Le lendemain, nous avons rencontré un ami de Charles qui nous a trouvé très courageux d’avoir pris l’autobus dans ce quartier malfamé de L.A. Faut croire qu’on a pas vraiment vu le danger!

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